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Lizières

Événement

Exposition Le Je Picard

23 septembre 2016 — 18 h - 22 h
avec Studio Bruyant Emilie le Gulvout Collectif Tao Ceti Joséphine Ducat

Vernissage de l’exposition « Le Je Picard »

En ces périodes de grandes transformations où il devient nécessaire de trouver le pouvoir de s’adapter à des nouvelles réalités, il nous a semblé bon d’aller puiser aux sources des origines.

Qu’est-ce qu’une identité ?
Est-elle un lien du sang, un lien du sol ?
Qu’est ce qu’un territoire sinon un lieu où il est bon d’être ensemble ?

Comment trouver de meilleures façons de vivre ensemble sinon de passer par la case « jeu »…?
De quoi est fait le « je » et comment se construit-on dans et par le jeu ?

L’artiste peut faire de jolis tableaux, des statues ravissantes, mais il peut aussi nous aider à voir le monde d’une autre manière. En partant des jeux Picards, Joséphine Ducat, Emilie le Gulvout, Studio Bruyant et le collectif Tao Ceti nous invitent à réinterpréter ces jeux et à dynamiser le moindre objet qui nous entoure.
On peut travailler son outil avec art; l’artiste est celui qui permet à chaque journée d’avancer sans regrets.

Il y a dans notre quotidien des tas d’opportunités de transformer, de s’adapter et de rebondir.
La culture est aussi affaire de là où l’on vit et de ce que l’on fait de notre journée.
L’agriculture c’est aussi de la culture, et prendre soin de la terre que l’on cultive est un principe de responsabilité envers les générations futures que l’on doit s’imposer.
La ruralité n’est pas un espace à part, elle est inscrite dans chaque être humain dans le sens où nous sommes aussi l’expression de la nature.

Par le jeu picard nous prenons conscience que l’interaction interhumaine est un vecteur de socialisation et d’épanouissement personnel. Le « je-vidéo » a créé un vide entre le moi et l’écran. L’écran est désormais non plus un espace de représentation des possibles mais un leurre qui fait écran entre soi et la représentation du réel.
Jamais dans l’histoire de l’humanité l’homme n’a été confronté à un si grand sentiment d’isolement.
L’urgence aujourd’hui est de réorienter l’usage des écrans pour en faire des fenêtres vers un quotidien plus participatif.

Pour pouvoir être à nouveau dans son assiette il est bon d’en sortir de temps en temps.
Le « je » se construit à partir d’un territoire, le jeu se pratique par l’art.
L’art du jeu passe par l’art du « je ».

Pour accoster ce joli sujet vous avons choisi quatre axes:

Avec Émilie le Gulvout, celui du recyclage de l’objet du quotidien, avec pour philosophie un jeu où tout le monde est gagnant.
Avec Studio Bruyant, celui du juste équilibre entre le numérique et le physique, qui nous permettra de jouer à faire ensemble.
Avec Joséphine Ducat, celui de l’image mentale à partir de laquelle nous pouvons nous entendre à reconstruire le réel.
Avec le collectif Tao Ceti, celui de la domination des rapports. Leur Fish-Pong nous fait prendre conscience que, trop souvent, le jeu déforme notre patrimoine génétique comme celui de l’animal pour en faire « bon usage ». Après avoir mis l’animal en position d’objet de consommation, par une sorte de cannibalisme la société industrielle et ses machines prennent aujourd’hui le dessus en soumettant l’homme au temps/machinique, jusqu’à ce que les machines nous débarrassent de notre dernier animal: l’Homme.